Pressoir à raisin
- Une relic du passé
- Vignoble à perte de vue
- 50 litres par hectare et par an
Trônant fièrement sur la place Jean Pazzi, le pressoir de Guillaumes est bien plus qu’un simple vestige : il est un repère imposant et un symbole du riche passé viticole du village.
Anciennement le vin était à Guillaumes, l’objet d’un commerce si important que François Ier avait accordé à la ville le droit d’y installer « un office de courtier et commissionnaire des vins », dont la compétence fut étendue aux eaux de vie et liqueurs au XVIIème siècle. Pour la finance de cet office, la ville payait au Roi un droit proportionnel.
Le vignoble s’étend à l’adret du vallon de Buyeï depuis la chapelle, à 850 mètres d’altitude, jusqu’aux falaises calcaires dominantes, à 1050 mètres. Ce site était très propice puisque protégé des vents froids par des rochers qui, réverbérant la chaleur du soleil qui les éclaire toute la journée, créent un microclimat. Les parcelles étaient entretenues par des familles du hameau de Saint-Brès et produisaient environ 50 litres par hectare et par an. Ce rendement était insuffisant pour une consommation moyenne de 5 litres par personne et par jour. Un seul vigneron poursuit désormais cette tradition.
Le saviez-vous ?
- Dans la pension alimentaire de la veuve, on prévoyait en moyenne un litre de vin par jour les années de bonne récolte.
- On troquait le vin contre le blé ou les lentilles de Beuil ou d’autres produits de Barcelonnette.