Sanctuaire Notre-Dame de Buyeï
- Ecclésia Béate Marie
- Temple saisi en 1308
- Lieu incontournable
La construction de cette église est étroitement liée à l’implantation du christianisme pendant l’Empire Romain, aux premiers siècles de notre ère. Le « Castrum Abuseyo » a une origine antérieure au « Castrum de Guilhermo » qui date du Xème siècle.
Ses grandes abbayes bénédictines ont essaimé des prieurés à travers la Provence pour la christianiser. Le prieuré de Notre-Dame de Buyeï dépend de l’abbaye Saint-Eusèbe de Saignon. Celui de Notre-Dame de Buyeï se trouve plus imposée que celles de Beuil, Péone et Châteauneuf, d’où l’importance de Buyeï les Roberts à l’époque. En effet, d’après les affouagements (impositions) des XIVème et XVème siècles, le nombre des habitants de Buyeï semble largement dépasser la soixantaine.
Propriété des Templiers, le prieuré figure parmi les biens du Temple saisi en 1308.
Ce sanctuaire appelé au Moyen-Âge, Ecclésia Béate Marie, était un lieu de pèlerinage renommé. Les habitants de Péone et de Sauze, localités incluses dans le domaine du roi de Sardaigne alors que Guillaumes était encore Provençale, y venaient en pèlerinage et on leur offrait en collation du pain et du vin.
De même, c’est dans ce sanctuaire qu’étaient célébrés les Te Deum lors des grandes victoires militaires françaises. De tous temps, les troupes royales de passage y trouvèrent un refuge commode.
Le prieuré de Buyeï les Roberts forma une paroisse indépendante avec son propre curé jusqu’au XVIIème siècle, date à laquelle son territoire fut englobé dans celui de la commune de Guillaumes. Tombée au rang de chapelle rurale, elle put ainsi être utilisée par les Pénitents Blancs qui y célèbrent leurs cérémonies avant la construction, au village, de leur propre chapelle.
Cependant, jusqu’au XVIIIème siècle, les sacrements y furent administrés et bien des villageois y reçurent leur sépulture dans le cimetière attenant (des ossements ont été retrouvés lors des travaux d’adduction d’eau). Pendant la révolution, l’église et les terres du prieuré furent vendues à la famille Durandy, qui conserva le bien et le restitua au culte lorsque les événements le permirent.
L’entretien de la chapelle a, de tous temps, fait l’objet de soins constants de la communauté guillaumoise.
Le saviez-vous ?
Le sanctuaire renferme plusieurs œuvres, dont le plus grand ex-voto des Alpes-Maritimes représentant l’incendie de Guillaumes en 1682.