Histoire Guillaumoise

Fidélité et privilèges — le règne de la reine Jeanne

03

XIVe siècle · 1343–1381

Fidélité et privilège - Le règne de la Reine Jeanne

Les Guillaumois voyagent jusqu’à Naples pour défendre leurs droits.
En récompense, la reine leur accorde de porter ses couleurs dans leurs armoiries.

En 1343, Jeanne de Naples (1326–1382), fille de Charles d’Anjou, duc de Calabre et petite-fille de Robert Ier dit le sage, succède à son grand-père à l’âge de 17 ans. Elle devient ainsi reine de Naples, reine de Sicile, duchesse des Pouilles et de Calabre, Comtesse de Provence, de Forcalquier et du Piémont.

La reine était populaire auprès des Provençaux bien qu’elle ne soit venue qu’une fois en Provence en janvier 1348. Elle débarque d’abord au fort de Brégançon avec son escorte, puis vogue vers Marseille pour rallier Avignon. Les habitants de Guillaumes lui restent fidèles malgré ses décisions parfois conflictuelles.

En 1358, la reine accorde la ville en fief au chevalier Geoffroi Lascaris de Gênes, sans respecter les franchises communales. Les Guillaumois entreprennent alors un long voyage jusqu’à Naples pour défendre leurs droits et obtiennent gain de cause : l’inféodation est révoquée. 

En reconnaissance de leur fidélité, la reine garantit que la ville ne sera jamais aliénée du domaine royal et autorise Guillaumes à porter ses couleurs dans ses armoiries. Toutefois, en 1380, une seconde tentative d’inféodation voit le jour mais échoue à nouveau.

3 lettres « G » seraient gravées sur le clocher de l’église Saint-Étienne, signifiant Gueux, Glorieux et Gourmands.

Privilèges accordés

Administration libre par des consuls élus

Organisation de marchés et foires

Exemptions fiscales (taille, fouage, dîme…)

Entrée en franchise de toutes sortes de grains (1497)

Blasons · Guillaumes et ses hameaux

Blason Guillaumes
Guillaumes
Guillaumes
« Parti : au premier d'azur à la lettre G d'argent, surmontée d'une fleur de lys d'or ; au second d'or aux trois pals de gueules »
Le premier quartier rappelle que Guillaumes était une ville royale. Le second est un hommage à la Maison d'Aragon, fondatrice de la Ville.
Lei cinq det de la man soun pas toutei parié
Blason Amen
Amen
Amen
« D'or aux trois pals de guerre, mantelé d'azur à la croisette du premier »
Les trois pals sont extraits des armoiries de la commune mère. Le mantelé rappelle la situation escarpée du lieu. La Croix évoque son étymologie, mot de la piété chrétienne venant de l'hébreu.
Blason Barels
Barels
Barels
« Palé d'or et de gueule de huit pièces ; au chef d'argent chargé d'une rose d'azur boutonnée accostée de deux aigrettes »
Le palé évoque l'étymologie du lieu (mur/palissade) aux couleurs d'Aragon. Les ailettes rappellent le caractère inaccessible de ce nid d'aigle. La rose est le symbole de la Vierge Marie.
Dretch et libre
Blason Bouchanières
Bouchanières
Bouchanières
« D'or aux trois pals de gueules ; au chef d'argent chargé d'un bourdon accosté de deux sapins de sable »
Les trois pals rappellent la dépendance à Guillaumes. Les deux sapins noirs font référence à l'étymologie « Bosco Nero » (le bois noir). Le bourdon de pèlerin est l'attribut de Saint Roch, patron du lieu.
Blason Saint-Brès
Saint-Brès
Saint-Brès
« Tiercé en face : au 1er d'azur à l'agneau pascal d'argent ; au 2e d'argent aux trois croisettes de gueules ; au 3e d'or aux trois pals de gueules »
Le tiercé évoque les trois groupes d'habitants. L'agneau pascal est l'attribut de Saint-Jean-Baptiste, patron du lieu. Les trois croisettes rappellent les trois églises du hameau.
Blason Villeplane
Villeplane
Villeplane
« D'azur à l'âne d'argent ; chaussé d'or aux trois pals de gueule »
L'âne, monture du Christ le jour de l'entrée à Jérusalem, est aussi un clin d'œil aux randonnées à dos d'âne du lieu. La chaussée évoque sa situation au pied du Saint Honorat, surplombant les Gorges de Daluis.
Blason Villetale
Villetale
Villetale
« D'or aux trois pals de gueule ; à la champagne de sinople chargée d'une église d'argent »
La champagne évoque l'étymologie du lieu. L'église en son centre rappelle l'accord entre les deux groupes d'habitants qui choisirent ensemble son emplacement.

La maison d’Anjou accorde à Guillaumes de nombreux privilèges :

  • administration libre par des consuls élus,
  • organisation de marchés et foires,
  • exemptions fiscales (taille, fouage, dîme…).

Ces privilèges favorisent le commerce et contribuent à faire de Guillaumes un centre prospère du Haut-Var, où les bouchers et marchands du bas pays viennent s’approvisionner, sans taxes lors des foires.

Rechercher