Histoire Guillaumoise

Une cité libre et prospère

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Xe siècle

Une cité libre et prospère

Guillaume le Libérateur, comte de Provence, perçoit l’intérêt
stratégique du site et pose les fondations d’une cité qui durera mille ans.

Avec l’implantation du christianisme sous l’Empire romain, aux premiers siècles de notre ère, les Bénédictins de Saint-Eusèbe de Saignon implantèrent le prieuré de Notre-Dame de Buyeï sur le site du « Castrum Abuseyo » auprès du hameau des Roberts.

Au Xe siècle, Guillaume le Libérateur, comte de Provence, mène des campagnes contre les Sarrasins. Il perçoit alors l’intérêt stratégique du site et fonde le « Castrum de Guillermo », à l’origine du village, sur le site de Château-Vieux.

Progressivement, les familles dispersées se regroupent derrière des remparts protecteurs, dominés par un castel. 

Un statut privilégié

Dès ses origines, Guillaumes bénéficie d’un statut exceptionnel : elle n’est pas inféodée mais rattachée directement au domaine des comtes de Provence, puis des rois de France. Ce rattachement permet aux habitants de s’administrer librement par des consuls élus.

Sa position géographique, ses remparts, son régime municipal et la sécurité qu’elle offre attirent de nombreuses familles. Guillaumes devient alors le centre commercial et administratif du Haut-Var. Les habitants possèdent leurs terres et peuvent en disposer librement par vente, échange ou succession.

La population de Guillaumes ne cessait de croître malgré les très nombreuses épidémies et ce jusqu’en 1348 date à laquelle la peste noire va frapper durement ses habitants. En 1263, Guillaumes comptait 170 familles, en 1313 : 270 mais en 1365, il n’en restait plus que 104.

1263

170 familles

1313

270 familles

1365

104 familles (après la Peste)

L’époque angevine

En 1245, la dynastie angevine débute avec le mariage de Béatrix de Provence et de Charles d’Anjou, roi de Sicile et frère de Saint Louis.

Au XIIIe siècle, une nouvelle église paroissiale est édifiée et devient paroissiale au détriment du sanctuaire Notre-Dame de Buyeï. Construite en pierres taillées très dures, d’un gris bleuté caractéristique du terroir, elle adopte un style roman massif, typique des églises forteresses.

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